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The other side - ft. Alÿeská

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MessageSujet: The other side - ft. Alÿeská Mer 31 Déc - 11:08




The other side

Ombre ft. Alÿeská

La chanson de Rihanna cesse et l'éclairage de la scène s'assombrit. Plus qu'une seule lumière éclaire mon visage. J'envoie des baisers au public qui a passé les quinze dernières minutes à m'encourager et à crier de plaisir. J'adore mon métier et chaque instant de mes performances dans ce club. L'ambiance est électrisante et j'y prend mon pied ... dans les deux sens. Je fais un clin d'oeil à un beau gosse et je tourne les talons pour me diriger vers les loges. Les boucles de ma perruque blonde rebondissent sur mes fesses et ma démarche est a saliver. En entrant, les autres drags me félicitent pour ma performance. Elles sont entrain de se démaquiller, mais je ne les rejoint pas. La fête est loin d'être terminée pour moi et je ne viens que me reposer un peu en cuvant un peu de vodka. C'est ainsi que je m'effondre sur le divan rouge, bouteille à la main. La musique du club nous parvient de manière étouffée, donnant un peu de répit à mes tympans éprouvés par toutes ces soirées passées ici. On cogne à la porte.

Ombre
Entrez !



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MessageSujet: Re: The other side - ft. Alÿeská Sam 10 Jan - 20:49


cuz tonight take me to the other side

❝All my friends ask me why I stay strong Tell 'em when you find true love it lives onAhhh, that's why I stay here❞

I'm going to give you my heart

Voilà plus d'un mois que nous étions arrivées à L.A, Alizée et moi. Un mois qu'elle travaillait dans ce bar branché auquel j'allais faire un tour deux à trois fois par semaine, et les samedis. J'étudiais pour devenir professeure et j'avais un petit boulot comme serveuse dans un restaurant pas trop miteux dans le quartier gay aussi. J'arrivais assez bien dans mes études et aussi financièrement. ici, je ne me sentais pas jugée. L'Université était hors du quartier gay, alors je devais prendre le bus pour y aller. J'aimais bien que les gens ne portent pas de regard dégouté sur moi. Ça faisait un bien fou de s'éclater, de rire, de s'amuser. Plus d'une fois, je finissais bourrée, un peu plus que je ne le devrais. J'arrivais avec la gueule de bois en cours, mais avec des bouteilles d'eau et des advils, je m'en sortais plutôt assez bien. Je récoltais d'assez bonnes notes et même si j'avais passé la nuit à découcher ou à faire des trucs pas très ... disons catholiques, comme prendre des substances pas très recommandables, j'allais à mes cours qui commençaient tous à huit heures du matin. Ici, je ne me gênais pas pour reluquer et me rincer allègrement les yeux, à batifoler. À expérimenter. Peut-être allais-je expérimenter avec un garçon, peut-être pas. J'en savais rien.

Par deux fois, j'avais recouché avec Ali. Deux fois, dont une où j'étais vraiment, vraiment très saoule. Je ne gardais que de très légers souvenirs de cette soirée. Je savais que j'avais couché avec elle parce que je m'étais réveillée nue à ses côtés, avec elle dans le plus simple appareil. Je ne m'étais pas posé de questions. Je n'en avais pas beosin. Du moins, pas pour cela. Pourquoi acceptait-elle de coucher avec moi, ou pourquoi me laissait-elle faire si elle ne ressentait rien ? Enfin quoi, si elle m'aimait amoureusement, nous serions déjà en couple depuis longtemps, depuis que je lui avait dit, à l'âge de seize ans, au lieu de faire des one-night une fois de temps à autre.

J'aimerais pouvoir dire que je m'en fiche. Réellement. Mais ce n'est pas le cas. Pas du tout. Chaque fois que je la vois dans les bras d'un ou d'une autre est comme une lente agonie, un long déchirement qui s'étend et s'étire dans tout mon corps, comme pour me rappeler qu'elle ne sera jamais à moi, jamais complètement, malgré notre amitié de presque vingt ans. Malgré tout ce que l'on a partagé, vécu. J'ai mal, j'ai tellement mal. Je pourrais lui donner mon coeur, ma vie entière, je pourrais faire tout et n'importe quoi pour cette fille, simplement, elle ne me regarde pas comme moi, je la vois. Comme si notre amitié l'y en empêchait. J'haissais singulièrement cette barrière qui stoppait bien des choses. Malgré tout, ça ne nous avait pas empêchés de coucher ensembles. J'aimerais vraiment dire que me réveiller nue à ses côtés me fait sourire. Oui, ça le fait, mais c'est un sourire triste, froid et bris à la fois. Un sourire plein de mélancolie, de tristesse. Coucher avec la fille qu l'on aime sans être en couple avec elle, c'est comme toucher un rêve qui s'évapore devant nos yeux, tel un mirage dans le Sahara. C'en est devenu quasiment iréel, à se demander si tout cela n'est qu'illusion vaine et puérile ou si un jour cela va réellement se réaliser. Comme un malade qui attend une rémission. Comme se faire dire que l'on est guérit alors qu'en réalité, la maladie s'est propagée à tout le corps et menace de nous tuer dans le mois à venir. Voilà ce que c'était, de me réveiller à ses côtés en sachant que je n'étais pas en couple avec elle et ne le serai probablement jamais.

Elle avait toujours été là pour moi. Toujours. Mais ces temps-ci, je la sentais légèrement distante et ça me faisais peur. Si je le pouvais, si je pouvais choisir ma mort, ça serait dans ses bras et nulle part d'autre. Elle est mon ancre, celle à qui je m'accroche pour ne pas couler quand tout va mal. Mon rempart contre les ténèbres. Ma lumière dans l'obscurité. Assise sur un banc dans le parc, je réfléchissais à tout cela. Mes écouteurs sur les oreilles, le volume monté au maximum, je pensais et ressassais tout cela dans ma tête. Je me repassais ce mois que nous venions de vivre. Merveilleusement magnifique et hautement triste à la fois. Mais je continuais à sourire toutefois, je ne me laissais pas abattre, je ne me décourageais pas. Je parlais très peu à ma mère, mais un peu plus à celle d'Ali, qui au final était comme devenue ma deuxième maman depuis que je la connaissais, c'est-à-dire depuis mon arrivée en Amérique. La lune brillait, haute dans le ciel. J'adorais me promener la nuit, pour réfléchir, sans l'agitation de la journée. L'air frais du soir me faisait du bien. Je ne portais qu'une robe dorée qui m'arrivait à mi-cuisse, dont le haut était un bustier. J'avais des sandales lacées qui montaient jusqu'à mi-mollet et elles étaient dorées aussi. Je ne portais aucun bijou, mais un léger maquillage autour de mes yeux. Du crayon noir et du mascara avec une pointe de doré pour faire ressortir le vert forêt de mes iris. Mes cheveux étaient retenus en une natte qui pendouillait lâchement sur le côté droit de la tête et qui cessait légèrement avant le bas de ma poitrine.

Je finis par me décider à rentrer au bar et observai d'un œil amusé le show de la drag queen sur scène. J'applaudis avec les autres. Comme je ne les connaissais pas, ou presque, et que j'avais envie de potentiellement expérimenter, apprendre à connaître, comprendre même, je la suivit sur le toit. Je m'arrêtai devant sa porte et toquai doucement. Elle me dit d'entrer et je tournai la poignée d'un air léger. J'étais arrivée juste à temps pour voir sa finale, qui avait été assez impressionnante. Peut-être était-elle surprise de me voir ici, mais enfin bref. Je n'en avais cure pour le moment et m'assieds lestement à ses côtés, presque d'un air svelte.

- Joli spectacle. commentais-je.


HRP: Sorry pour le retard, j'avais zappé. J'espère que ça te va :3
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MessageSujet: Re: The other side - ft. Alÿeská Ven 16 Jan - 15:49




The other side

Ombre ft. Alÿeská

La belle rousse entre alors que je suis toujours étendue sur le divan, vodka à la main. Je ne me rappelle pas l'avoir déjà vue, bien que ma mémoire ne soit pas infaillible en ce moment. Peut être est-ce une nouvelle employée ? Ou simplement une cliente qui s'est trompé de porte. Quoiqu'il en soit, je lui offres un sourire chaleureux.

Alÿeská
Joli spectacle.

Optons pour la deuxième option alors. L'ennui, c'est que les clients ne sont pas admis dans les loges. Une drag lui fait la remarque, mais j'interviens tout de suite.

Ombre
C'est bon je la connais ! Merci du compliment, tu viens t'asseoir ?

C'est bien les règlements, mais à quoi bon si c'est pour s'empêcher d'avoir du plaisir ? N'est-ce pas la vocation même de l'endroit ? Si je me fis à son apparence, elle ne semble pas être le genre de personne à venir foutre la merde. Pourquoi ne pas cuver cette vodka ensemble et prendre du bon temps ? Je me redresse sur le divan pour lui laisser de la place et j'empoigne un second shooter dans lequel je verse l'alcool.

Ombre
Tu prendras bien un shooter avec moi ?



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