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_meat my guardian angel

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MessageSujet: _meat my guardian angel Sam 10 Jan - 20:21


meat my guardian angel





this is how you kill a dealer.



Aucune motivation à fête cette soirée de congé qui vient de se commencer par un coup de fil sur cellulaire. Et pourtant, la lune éclairait les files d'attente qu'offrait le QUEENS à tout ses clients. L'air était chargé de rires et de fébrilité. L'ambiance était lourde de musique lointaine et d'alcool en creux de bouche. Et Cornelius regardait, de la fenêtre de sa chambre d'hôtel trop bien arrangée de tout son argent et ses luxes. Il avait toujours son cellulaire à la main, n'avait pas encore raccroché. Il sentait le creux former sa poitrine, et la tristesse d'une nostalgie presque oubliée reprendre vie dans ses tripes.

C'était son cousin qui venait de lui parler. Qui lui avait sagement dit que les choses se corsaient en Alabama et qu'il devrait rester encore pour un petit moment à Los Angeles, ainsi que de détruire ce cellulaire pour plus de précaution, hein. Cornelius savait très bien que ça ne signifiait pas qu'un petit moment pour vrai. Et qu'il mettrait encore bien des semaines avant de pouvoir revoir sa famille, ses amis et son bout de pays. Il cassa le cellulaire en deux, le laissa tomber par la fenêtre et tourna les talons vers son garde-robe en soupirant.

C'est là qu'il avait son coffre à trésor caché à double-tour. Il l'ouvrit d'une combinaison inconnu du monde entier et déballa une farandole de fioles à drogue, ainsi qu'un tiroir comprenant une dizaine de modèle de cellulaire différents. Il en saisit un au hasard, l'activa, envoya un SMS ou deux et le rangea. En fait, il le jeta sur son lit derrière lui. Cette soirée-là, il avait envie de se défoncé. Se souler. Se perdre dans les bras d'un autre. N'importe quoi sauf penser à ce qui le faisait souffrir. D'ailleurs...


Je regarde les tentations de drogues sous mes yeux. Je peux me permettre d'en consommer autant que je veux pour quitter cet endroit. Le quitter à jamais. Je me pince les lèvres, les lèche astucieusement... C'est tentant. Très tentant. L'insomniaque que je suis pourrait-il devenir inconscient pour quelques heures. Pour plus de temps aussi... Un voyage, une escapade, une évasion... Je saisis n'importe quoi au hasard. Une grosse poignée. Mais vraiment n'importe quoi. Et je me promets de m'envoyer le tout en lieu plus subtile. Et je sors de ma chambre que je barre à double tour après avoir minutieusement rangé mon coffre à trésor.

Il avait attrapé une veste de cuire avant de foutre le camp de sa chambre, et fourrait en cachette les sachets prit plus tôt dans la boîte aux mystères. Il mit sa capuche et baissa le menton, simplement pour être certain qu'aucun client connu ne viennent l'interrompre dans sa démarche macabre, et quitta l'établissement de l'hôtel. Il passa à côté du club et de ses files d'attente folles. Il alla dans la ruelle, contourna les escaliers d'urgences et les échelles rouillées, s'enlisa entre les bacs à poubelles puants et énormes... Et quand il décida qu'il était assez loin et tranquille, quelque part dont il ignorait tout, il s'alluma une cigarette.

Je reste à fumer un moment. Et chaque bouffée me rappelle combien je déteste ma vie. Combien elle est devenue fade et triste. Et que jamais je ne pourrais m'en sortir sans me faire tuer par je ne sais quel membre de cartel. Je renifle et regarde par dessus mon épaule - l'endroit semble désert - puis je sors ma surprise de ma poche. Propoxyphènes à craquer. Je lève mes yeux au ciel et ris doucement. C'est un signe de la vie qu'elle souhaite que je m'achève, c'est ça?

Je verse quelques deux ou trois comprimés dans ma main, et les mets dans ma bouche. Les avale, difficilement. Pendant un moment, j'essaie de les croquer, mais le goût est si infeste qu'il me donnerait nausée. Alors j'avale le tout, du mieux que je peux. Et j'en prends encore. Deux dernières. Impossible d'en prendre davantage, je sens que je vais dégueuler. Puis je prends une grande inspiration, et fait le point sur ma vie: je suis voué à l'échec, à dire vrai. Ma carrière en science? Comme si elle était encore possible...

Je ne sais combien de minutes je passe à sentir l'air frais sur mes joues, mais je commence à me sentir engourdis. Puis je ne sens plus le bout de mes doigts. Mes jambes deviennent molle. Ma cervelle, en compote. J'écarquille les yeux pour mieux voir devant moi; ma vision se noircie et se rétrécie. Douleur atroce à la poitrine, si intense, d'un coup, que je me demande si je ne suis pas en train de faire une crise de cœur. Qu'est-ce que j'ai fait? Je regrette, maintenant. Je n'aurais jamais dû abandonner de la sorte. Non! Je veux vivre! Je ne veux plus mourir!

Je m'appuie à un immense bac à ordure et marche péniblement vers je ne sais trop où. Je dois m'en aller. Trouver quelqu'un. Ou je ne sais. Mon cellulaire. Appeler l'ambulance. Non. Je l'ai laissé à l'hôtel. Ma bouche devient pâteuse et ma peau me pique. Mon abdomen me fait toujours autant souffrir, et mes muscles se fatiguent de pas en pas. Je m'écroule sur le sol. Fichu. C'est fichu, fichu!

Puis, tout est noir et sans bruit.





©BOOGYLOU.

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MessageSujet: Re: _meat my guardian angel Jeu 15 Jan - 20:36




Meat my guardian angel

Ombre ft. Cornelius

La soirée, que dis-je, la nuit est très avancée lorsque je décide de sortir pour m'allumer une cigarette. Mon spectacle est terminé depuis près d'une demi heure et mes collègues drags se démaquillent déjà. Quant à moi, je quitte rarement le club en gars. Je le quitte rarement seul de toute façon. Elles diront qu'elles le font pour être plus confortables, mais c'est parce qu'elles ne sont pas assez saoules. Après cette cigarette, bon dieu que je vais me saouler à en repeindre les murs demain matin. Je marche donc vers le backdoor en essayant d'éviter les fans trop hystériques. Ce n'est pas que je ne les aimes pas, c'est que j'ai besoin d'être seule pour un moment. Je ferai la fête avec les beaux gosses à mon retour.

J'ouvre la lourde porte métallique en la poussant et mes sept pouces entrent en contact avec l'asphalte. La porte se referme et je me rend compte que j'ai oublié mon trousseau de clés. Il faudra que je refasse le tour par en avant pour entrer à nouveau. Je lève les yeux au ciel avant d'allumer ma cigarette et d'inhaler le tabac. Je reste là à fumer quelques instants avant d'apercevoir ce qui semble être un jeune homme étendu sur le sol. J'écrase ma cigarette et me dirige vers lui. Pas de doute, c'est bien un gars qui jonche le sol.

Ombre
Hey ! Toi ! Ça va ?

Pas de réponse, alors que je m'approche toujours de lui. Je m'accroupis et pousse doucement son épaule. Il semble fortement intoxiqué.

Ombre
Bon dieu ... je suis pas assez saoule pour ça ... hey tu m'entends ?  



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My accessory's a cigarette, no I don't need your Heatherette, these leather boots kick off my St.Marks look. I'm hard as concrete, rubber licked, my rotten fresh will make you sick. You know I never do it by the book. I'm dressed to kill - BANGERZ
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MessageSujet: Re: _meat my guardian angel Lun 19 Jan - 13:13


meat my guardian angel





this is how you meet a queen.



Comme un choc. J'ai l'impression qu'on m'a cogné à la tête avec une pelle, mais que l'effet inverse s'est produit: je reprends conscience d'un coup fort et brutal. En sursaut. La première chose qui me fait prendre conscience que je suis toujours vivant c'est cette texture pâteuse et encombrante dans ma bouche. Qui n'a, étrangement, aucun goût. Ma langue doit être encore trop molle pour détecter l'arôme de quoi que ce soi. C'est une voix qui m'a extirpé de mon sommeil, je réalise après.

Cornelius ouvre les yeux tranquillement et crache sur le sol, à quelques millimètres de sa bouche, cette texture sans parfum, justement. Elle n'a pas non plus de couleur. Simplement un petit reflux de son corps qui se sentait trop empoisonné, sans doute. Puis, il tourne la tête vers le ciel. Sa vision est embrouillé et semble se mouvoir trop vite pour sa cervelle qui n'a pas le temps d'assimiler toutes les informations. Mais il y a la lune. Il y a l'affiche clignotante et colorée du club, et le visage d'une jolie jeune femme qui lui parle. Une ange venue du ciel qui lui adressait son chant divin.

Mais tout ce que j'entends, c'est un acouphène terrible. Je grimace et froisse les paupières pour tenter de donner contenance à mes yeux. Ma tête me fait douleur atroce, j'y porte une main et secoue mon crâne. Mes oreilles débloquent d'un coup et j'entends la voix de l'ange en question. Il s'avère que c'est un homme. Oh! Et puis, bon. Aucune différence. C'est mon ange tout de même.

Je tente de me relever... Sans succès. Alors je lève ma main dont les muscles commencent à comprendre qu'ils ont des nerfs ainsi qu'une motricité et j'empoigne fermement le collet. De mon ange gardien. Je tente de ne serait-ce m'assoir... mais mes omoplates s'abattent lourdement sur le gravier après s'être élevées quelques centimètres au dessus du sol.

_S'il te plaît... Aide-moi... Je voulais pas faire ça... je voulais pas partir vraiment... Et ça fait mal...

Un murmure. Jusqu'à ce jour, on ne sait trop si Cornelius avait eut véritablement conscience d'avoir dit ces mots à haute voix. Parce qu'il ne les aurait jamais dévoilé, normalement, à un inconnu de la sorte. Quoi que n'importe qui aurait deviné ses regrets sur son visage à lèvres tremblantes, devenu pâle on ne sait trop comment, et larmoyant en devenir. Comme s'il pleurait sans larme. Ce qu'il continua en dialogue, toutefois, fut bien plus fort et distinct. On devine que c'est intentionnellement dédié à son ange gardien qu'il ne reconnait visiblement pas du dernier spectacle qu'il a vu dernièrement au QUEENS. De toute façon, il profitait trop souvent des shows pour vendre dans le dos de tous ceux qui avaient les yeux rivés sur scène.

_Je ne me sens pas bien. J'ai besoin d'aide... Je t'en prie...

Je la lâche et tombe mollement sur le sol. J'avale difficilement... Ma gorge est beaucoup trop sèche. Et ma tête m'élance. Mais au moins, j'ai toujours une. D'ailleurs, je pense à cela... Je crains que l'ange devant moi je se transforme en parfait Diable en appelant la police. Je me rattrape rapidement:

_N'appelle pas la police! Je... Je veux pas leur expliquer pourquoi j'ai plus de trois-cents grammes de prescription illégale de propoxyphène sur moi et dans moi...

Parce que ce n'est pas le moment de tourner autour du pot quand on vient de frôler la mort et qu'un miracle aux cheveux épatant vient nous tendre la main.



©BOOGYLOU.

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